mercredi 30 mai 2012

Sur la route de Jack kerouac

un Grand et magnifique roman "Beat generation" de Jack Kerouac qui sort enfin en filme il était tant attendu!!!!


 > realisé par Walter Salles avec Garrett Hedlund, Sam Riley et Kristen Stewart qui raconte le road trip vers l ouest d un jeune écrivain New Yorkais 


< Jack Kerouac aurait bien vu Marlon Brando dans le rôle de Dean Moriarty, héros passionné du légendaire "Sur la Route"> Le Nouvel Observateur - 23 mai 2012

 communiqué de press 

Walter Salles entreprend de donner une forme cinématographique au tapuscrit de 36 mètres sur lequel 
Jack Kerouac avait jeté une première version de son roman Sur la route. À lire et relire. C’était dans l’Amérique de la fin des années 1940, une jeunesse que la guerre avait ratée de peu. Une autre s’entamait contre l’ennemi communiste et soufflait son haleine paranoïaque sur fond de puritanisme. Quelques jeunes gens en colère rêvent d’espace et d’incendies, saisis de la fureur de vivre, d’écrire comme ils vivent. William Burroughs, Neal Cassady, Allen Ginsberg, Jack Kerouac, poètes d’une génération qui ne le sait pas encore, vont pulvériser les codes de la littérature. Walter Salles, dans une interprétation du récit de Jack Kerouac Sur la route flanque ces personnalités réelles de leurs doubles cinématographiques. Kerouac se voit rebaptiser du nom de Sal Paradise (Sam Riley). Cassady, qui a sillonné avec lui les territoires les plus reculés du pays, devient Dean Moriarty (Garrett Hedlund). Allen Ginsberg, auteur de
l’incandescent poème The Howl, dont quelques trop brefs extraits seront lus à la fin du film, prend les traits de Carlo Marx (Tom Sturridge). Trois amis, amants et amoureux que Walter Salles met en scène sur les terres qu’ils traversent, de New York à Denver, de la Louisiane à San Francisco et jusqu’à une échappée mexicaine où sera scellée la rupture entre Sal et Dean. Avant cela, il nous aura entraînés dans le Dean Express, train fou et furieux dans lequel Moriarty- Cassady embarque ses amis. Marx-Ginsberg poursuivra de son côté des aventures qui lui permettront de s’abriter de l’attirance obsessionnelle qui l’attache à Dean. Partout des femmes, nuits rouges et musique noire, de l’herbe, de l’alcool, des cinglés éperdus de la vie, des amphétamines. Des livres aussi, qui les influencèrent diversement. On en croise les reliures : Orlando, de Virginia Woolf dans la chambre du jeune Paradise ; plus tard James Joyce ; Proust en viatique de leurs itinéraires qui zèbrent comme un orage l’Amérique d’alors. Walter Salles ne nous en dit rien au point que seul le spectateur averti pourra reconstituer la part de subversion que portent les personnages, seuls demeurent des chaos singuliers. La répétition des scènes de défonce et de sexe ne suffit pas à pallier cette absence de contexte, ne serait-ce que par le truchement de ce que les personnages en éprouvent. De la même façon, les moments de griffonnage frénétique qui s’emparent de Paradise échouent à livrer le moindre indice de la force de l’œuvre de Kerouac. Seule sa relation avec le bouillant Cassady-Moriarty sera réellement traitée. 
 Ainsi, malgré les talents réunis, l’émotion s’ébrèche sur l’anecdote. Le déguisement des patronymes autorisait certes le réalisateur à s’extraire des tyrannies de la « vérité » biographique mais, pour emprunter la route de Jack Kerouac, il faudra le lire.












Le manuscrit  Sur la route  tient d’un seul tenant sur un rouleau de papier de 36,5 mètres de long (le « scroll »), sans marge, ni paragraphes.
Il a été écrit en trois semaines, entre le 2 et le 22 avril 1951. Six éditeurs rejetteront ce « manuscrit » jugé impubliable. Sur la route paraît finalement chez Viking le 5 septembre 1957 (et chez Gallimard, en 1960, dans une version plus courte et expurgée, rétablie in extenso en 2010).
Sur la route devient un best-seller, traduit dans le monde entier. Enrôlé malgré lui dans le mouvement de la « Beat generation », Kerouac affirme ne pas s’y reconnaître. 

UN HYMNE À LA LIBERTÉ

Début d’un grand malentendu qui dure encore et entretient sa légende. Des générations vont adopter ce texte fiévreux, vibrant, hymne de grand vent à la liberté sans contraintes, sur fond de malaise existentiel. Le mythe Kerouac est en marche.
En mai 2001, Jim Irsay, amateur de rock, propriétaire des Colts d’Indianapolis (équipe de football américain), acquiert, aux enchères, le tapuscrit de Sur la route pour 2,5 millions de dollars… Il est exposé à Paris, jusqu’au 19 août à Paris, au Musée des lettres et manuscrits (1).
Né Jean-Louis Kerouac, le 12 mars 1922 à Lowell (Massachussets), d’une famille québécoise d’origine bretonne, Jack Kerouac meurt à 47 ans, le 21 octobre 1969, à St Petersburg (Floride), victime de l’alcoolisme.

http://www.humanite.fr/culture/cannes-2012-un-tres-long-chemin-sur-les-routes-de-jack-kerouac-497241


http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Livres/Le-mythe-Kerouac-_EG_-2012-05-23-809899

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